La santé publique est un rouage invisible du fonctionnement de toute société. Lorsque tout va bien, elle passe presque inaperçue. En cas de défaillance, l’impact est immédiat. Cette semaine, l’émission « Vamos Falar de Saúde » s’est précisément intéressée à cet aspect méconnu de la santé collective, avec la participation de la directrice du Département de la santé publique, Kama Sandra Chimuco.
Dès le début de l’entretien, elle a expliqué que le Département de la santé publique travaille sur une dimension souvent moins visible en médecine : la santé de la communauté dans son ensemble. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le patient individuel, l’accent est mis sur la prévention des problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en crises. À cette fin, le travail repose sur trois piliers fondamentaux:
1.La surveillance épidémiologique et le suivi des maladies
2.La promotion de la santé et la prévention au sein des communautés
3.L’organisation stratégique des services de santé.
L’un des thèmes centraux abordés était la situation du choléra. Selon Kama Sandra Chimuco, l’épidémie montre des signes de ralentissement, mais l’état d’alerte doit être maintenu. Elle a souligné un point positif : la municipalité de Lubango n’a enregistré aucun nouveau cas récemment. Toutefois, elle a insisté sur le fait que l’absence de cas ne signifie pas que les précautions peuvent être abandonnées, car la prévention continue reste le meilleur moyen d’éviter de nouvelles épidémies.
Un autre point intéressant de la discussion a porté sur le rôle de la communication en santé publique. Dans de nombreuses communautés, la barrière de la langue a entravé la transmission des messages de prévention, en particulier lorsque l’information était diffusée uniquement en portugais. Ce problème a été surmonté grâce à l’intégration de spécialistes des langues nationales au sein des équipes de santé, permettant ainsi à l’information d’atteindre la population de manière claire et efficace et renforçant les systèmes locaux de surveillance et de détection précoce des maladies.
Au cours du programme, la vaccination antirabique a également été abordée. Dans la municipalité de Lubango, plus de 1 146 cas de morsures d’animaux ont été enregistrés, soit le taux le plus élevé de la province. Malgré cela, tous les patients ont reçu de l’aide. La responsable a conseillé qu’en cas d’attaque, il est crucial de consulter immédiatement un médecin à l’hôpital et de fournir des informations importantes, comme l’espèce de l’animal et s’il était vacciné.
Concernant la vaccination de routine, la province est prête à répondre à la demande. L’appel s’adressait aux parents et tuteurs : le respect rigoureux du calendrier vaccinal des enfants demeure l’un des moyens les plus efficaces de protéger la santé publique.
En conclusion, la ministre Sandra Chimuco a reconnu que le secteur de la santé publique est toujours confronté à des défis, mais a souligné les progrès importants réalisés au fil des ans. Elle a donc réaffirmé son engagement à continuer d’améliorer les soins, la surveillance et la réponse aux besoins de santé dans tous les établissements hospitaliers de la province.
En fin de compte, la logique de la santé publique est presque philosophique : de petits gestes répétés par de nombreuses personnes produisent de grands effets sur la société. Se laver les mains, faire vacciner un enfant, stocker l’eau en toute sécurité : des gestes simples qui, cumulés, rendent toute une communauté plus résistante aux maladies.